POURQUOI LE MATCHA COÛTE AUSSI CHER?
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Le mot matcha est aujourd’hui partout.
Sur les cartes, dans les rayons, sur les réseaux. Cette omniprésence a un revers : une dilution du sens. Toutes les poudres vertes ne sont pas du matcha, et tous les produits appelés “matcha” n’en respectent ni l’origine, ni la qualité, ni la fonction.
Un matcha authentique ne se juge pas sur un packaging ou une promesse marketing. Il se reconnaît à des critères sensoriels et techniques précis, directement liés à sa culture et à sa transformation.
La couleur : premier indicateur non négociable
La couleur est le signal le plus immédiat.
Un matcha de qualité présente un vert intense, vif, presque lumineux. Cette teinte provient de la forte concentration en chlorophylle, elle-même induite par l’ombrage des théiers pendant 20 à 30 jours avant la récolte.
À l’inverse, une poudre vert terne, jaunâtre ou tirant vers le kaki indique :
- une récolte tardive
- une oxydation
- ou un broyage industriel trop agressif
Un bon matcha ne triche pas visuellement. Sa couleur est le reflet direct de sa qualité.
Le goût : douceur, umami et longueur en bouche
Le goût est souvent mal compris. Beaucoup associent l’amertume à la “force” du matcha. C’est une erreur.
Un matcha de qualité est naturellement doux, rond, avec une présence umami marquée. Il peut être végétal, légèrement iodé, parfois presque sucré, mais il ne doit jamais agresser le palais.
L’amertume franche est généralement le signe :
- d’un matcha issu de feuilles plus âgées
- d’une faible teneur en L-théanine
- ou d’un usage culinaire détourné en boisson
Un matcha bien sélectionné se suffit à lui-même, sans sucre ni lait.
La texture : finesse et sensation en bouche
La texture est un critère souvent négligé, pourtant déterminant.
Un matcha de qualité est broyé très lentement, traditionnellement à la pierre. Résultat : une poudre extrêmement fine, presque impalpable.
En bouche, cela se traduit par une sensation soyeuse, homogène, sans grains. Une texture sableuse ou granuleuse révèle un broyage mécanique rapide, plus économique, mais destructeur pour la finesse du produit.
Origine et récolte : là où tout commence
Un vrai matcha est japonais.
Parce que le Japon concentre le savoir-faire historique, les terroirs et les méthodes adaptées à cette production.
Les matchas de haute qualité sont issus des premières récoltes, lorsque les feuilles sont jeunes et riches en acides aminés. Ces récoltes précoces expliquent en partie le prix plus élevé du matcha cérémonial : le rendement est faible, l’exigence maximale.
Densité nutritionnelle : ce que révèle la qualité
La qualité d’un matcha ne se voit pas seulement, elle se mesure aussi dans sa composition.
Un matcha haut de gamme contient :
- jusqu’à 10 à 20 fois plus d’antioxydants qu’un thé vert infusé
- environ 60 à 130 mg d’EGCG par tasse, contre 10 à 15 mg pour un thé vert classique
- une teneur en L-théanine jusqu’à 6 fois supérieure, favorisant une énergie plus stable et une meilleure tolérance nerveuse
Cela explique pourquoi deux matchas peuvent produire des effets radicalement différents sur le corps et l’esprit.
Le prix : un indicateur
Un matcha de qualité ne peut pas être bon marché.
Entre l’ombrage prolongé, les récoltes manuelles, le broyage lent et les volumes limités, le coût de production est incompressible.
Un prix trop bas est presque toujours synonyme de compromis sur la matière première. Le matcha n’échappe pas à une règle simple : la qualité se paie à la source.
Chez Supramatcha, ces critères ne sont pas théoriques. Ils guident chaque sélection.
Notre matcha Origin Saemidori (celui du haut sur la photo) est choisi pour sa couleur éclatante, sa douceur sans amertume et sa texture soyeuse, issues d’une récolte précoce et d’un travail artisanal au Japon. Aucun additif, aucun correctif, aucun camouflage.
Seulement un matcha qui respecte ce qu’il est censé être : une poudre d’exception, lisible au goût comme dans ses effets.